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    Coulez, coulez précieux mots

    De ma bohémienne plume affable

    Tel l'eau du ruisseau

    Inlassable, intarissable.  

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    Cheminant dans ses méandres sinueux,

    A travers ses pierres et ses roseaux.

    Parcourant des monts majestueux,

    Des vallées et des prés en jouant son adagio

    <o:p> </o:p>

     Composé d'un murmure d'écoulement paisible,

    Qui cascade sur les pentes

     Amenant avec lui une verdure accrescente,

    Un espoir luisant et une liesse ostensible.

    <o:p> </o:p>

    Eau du ruisseau,

    Semblables aux mots

    Qui affluent sur les pages blanches ;

    Elle coule pour faire les grandes rivières franches.

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    La ville était déserte

    Nulle âme ne se manifestait               

    Cette ville paisible était déserte !

    Rien ne semblait exister.

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    Des oiseaux étranges survolaient son ciel

    Des libellules s'envolaient dans ces airs

    Dessinés au crayon noir, des traits artificiels

    Alliaient ciel et terre.

    <o:p> </o:p>

    La verdure et l'irisation de ce paysage

    Ont cédé à l'écarlate, à la couleur obscure le passage

    Et de cet ouvrage abstrait de peinture

    Il n'en restait que les bavures.

    <o:p> </o:p>

    Sous le ciel de sa maison

    Une femme était étendue à l'intérieur de son gîte

    Elle avait l'apparence d'un ange triste

    Et son sommeil semblait profond.

    <o:p> </o:p>

    Contre sa poitrine, elle serrait avec fermeté son nourrisson

    Comme pour le protéger d'une menace se pointant à l'horizon.

    Le petit babillait, souriait, gigotait

    Puis il tètait

    Le lait de sa mère qui a changé de couleur

    La blancheur est devenue rougeur.

    Il était tout seul avec sa mère qui n'était plus sur terre

    Tous les deux emmitouflés avec un tissu en pierre

    Sous les décombres de la maison bombardée

    Et rebombardée.


     

     


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    Deux soldats envahisseurs s'ennuient<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />

    Ils baignent dans l'oisiveté qui nuit

    Pour combattre ce fléau

    Ils déclament tout haut

    Que celui qui vise le mieux

    Est le véritable guerrier des cieux

    A vrai dire l'ennui fait rage

    Parmi les militaires de ce barrage

    <o:p> </o:p>

    Chacun montrant son adresse en choisissant une cible

    Et avec tant de balles, ils la criblent.

    « C'est moi le meilleur ! »,

    Acclame le premier tireur

    « Tu vois bien que j'ai touché la tête

    De cette femelle si bête »

    « Mais non ! » Riposte violemment l'autre

    « Ma tête est plus petite que la vôtre,

    C'est celle du bébé qu'elle tenait dans ses mains

    Ne vois-tu pas que c'est moi le souverains ? »

    <o:p> </o:p>

    Les soldats qui sont les juges

    Prononcent une sentence sans litiges

    Que le deuxième soldat est le vainqueur

    Et d'un paquet de cigarette, il devient le possesseur.

    <o:p> </o:p>

    Plus loin d'ici

    Un pauvre mari

    Se faisant du souci

    Guette le retour de sa femme et de son petit.

    <o:p> </o:p>

     


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    J'ai ouvert mes yeux
    Mais je n'ai rien vu
    Je sombrais dans les vagues déchaînées de l'obscurité
    Qui inondait ma chambre.

    J'ai voulu tendre l'oreille
    Mais je n'ai rien entendu
    Le silence m'enveloppait avec ses bras
    Et étouffait l'harmonie de ma vie.

    J'ai voulu crier tout haut
    Pour exprimer mon désarroi
    Et mon effroi
    Mais nul son n'a jailli des abysses de mon être
    Les mots se sont évanouis
    Dans l'obscurité de mes silencieuses nuits.


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  • Errant, esseulé, sur les voies épineuses de la vie.
    Accablé sous le poids du lourd fardeau sur mon dos ;
    Songeant avec spleen à ma situation qui
    De jour en jour, ferme devant mes yeux ses rideaux.
    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>
    Déambulant en traînant avec peine mes jambes
    Qui ne supportent plus ce pauvre corps enseveli
    Par cette misère noire qui m'incombe
    Et me tourmente sempiternellement l'esprit.
    <o:p> </o:p>
    Sous un ciel compatissant avec mon infortune
    Il pleure de vive voix prouvant ainsi sa pitié.
    N'espérant même pas au miracle de cette vile vie,
    Je chemine vers l'inconnu avec ma langueur comme seule fortune
    <o:p> </o:p>
    Navigant sur les vagues déchaînées de mon océan
    À bord d'un bateau à voiles en lambeaux
    Face aux violentes tempêtes qui vont croissant
    Je cherche à l'horizon un phare agitant son flambeau.
    <o:p> </o:p>
    Pour me guider et changer ma destinée
    Qui s'aggrave de façon effarante avec le temps
    Et ne laissant paraître aucun signe d'embellie aspirée
    Je vogue tout droit vers un déclin imminent. 

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