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EDITO

    L'écrivain observe, entend,écoute, enregistre. Puis il raconte une histoire, mêlant son imagination à son expérience. Et elle porte nécessairement les cicatrices de son âme.






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Globe

Le pas... | 15 août 2006

     Depuis quelques jours, une idée germait  petit à petit  dans ma tête. De jour en jour, ses racines s'enfonçaient de plus en plus à l'intérieur même de mon esprit et la dimension de sa petite tige toute frêle devenait avec le temps plus importante, plus imposante avec ses feuilles grandissantes au fur et à mesure de la succession des heures.
     Cette Idée commençait à envahir tout mon cerveau, ma tête et mon corps. Elle prenait le contrôle de toute ma personne et s'est proclamé impératrice de tout mon être. Il fallait donc à tout prix exécuter les ordres de sa majesté « l'Idée » et entamer la réalisation de son commandement.
      En effet, ce que je suis en train de faire maintenant est le début, le premier pas vers l'accomplissement du projet de sa grandeur. Je vais tenter l'impossible, l'irréalisable et l'inimaginable. Je vais tenter de relater mes modestes journées, mes simples pensées, mes sensations, mes sentiments, tout ce qui me passe par la tête, mes constats sur des sujets divers, des petits récits de mon quotidien assez banal, mes observations, mes espérances. Je vais me surpasser et tenter de créer un BLOG: c'est mon IDÉE.

Publié par le goéland à 18:44:38 dans EDITO | Commentaires (1) |

Ni foi ,ni loi | 15 août 2006

    




 



    (  Première partie )

     La nuit avait envahi l'ensemble du territoire du jour qui s'est embusqué, en attendant, le moment propice pour jeter sa contre- attaque. En effet, l'obscurité régnait d'une main de fer sur cette ville, réputée dans tout le pays, d'être le fief de la criminalité, de la magouille, le secteur d'influence des parrains de la mafia au niveau de tous les domaines.
     Ereinté par la dure journée de travail que je viens de passer, je rentre chez-moi avec une seule image dans le ciboulot : mon plumard chéri. En pénétrant, mon appartement me parait lugubre, déprimant ; surtout après le départ de celle qui l'emplissait de béatitude. Ma femme ne pouvait plus supporter les longues nuits d'attente, avec une boule dans sa gorge, guettant à tout moment la sonnerie du téléphone et une voix annonçant le pire. 
     A peine ai-je posé la tête sur mon oreiller que mon mobile retentit. Pourquoi n'ai-je pas pensé à éteindre ce maudit appareil avant de me coucher ?
     - Inspecteur Madi, il faut que tu rappliques illico au deuxième arrondissement devant le café Cow-boy. On vient de trouver Mouh la flèche. C'était la voix rauque du commissaire Chérif. Il coupe sans attendre ma réponse, cet arrogant me pose le combiné sur la tranche. Il m'énerve à la fin ce pistonné à la noix et qui se prend pour le commissaire Moulin. Un de ces jours je lui dirais ses quatre vérités pour lui clouer le bec.
     Je remonte donc dans mon tacot et j'exécute les ordres du chef comme un doux agneau me rendant tout droit vers le lieu indiqué.
     Les rues sont désertes, personne n'ose se montrer la nuit, depuis que le président avait décrété le couvre-feu suite à l'accroissement effrayant de la criminalité.
     En arrivant sur les lieux qui grouillent de policiers, j'ai compris que ce n'est pas Mouh qu'on a trouvé mais son cadavre. Le médecin légiste m'accueille avec un sourire discret aux lèvres.
       -
On l'a buté cette canaille, la balle est allée se nicher dans sa tête. La mort remonte à trois jours environ.
       - 
Qui l'a découvert ? demandé-je.
       -
 Un clodo qui l'a dégoté dans une poubelle publique. 
      J'avance alors en direction du corps, qui se trouve au cœur d'un cul-de-sac. Une forte odeur de putréfaction emplissait l'air, la respiration  est quasiment impossible. Je cherche dans la poche de ma vieille veste en coutil et j'en sors un chiffon dont je me servais généralement pour astiquer mes chaussures. Je couvre avec cette saleté mon nez et je m'engouffre dans l'obscure ruelle jusqu'à ce que j'arrive devant le macchabée qui est maintenant couvert avec un sac en plastique. Mon  adjoint Farès s'approche de moi en dissimulant son nez avec un mouchoir en papier.
      - 
C'était notre unique témoin signale-t-il. Qu'est-ce qu'on va faire maintenant ?
    La puanteur de ce lieu où s'entremêlent des odeurs nauséabondes, putrides emprisonnées dans cette ruelle  enrayent mon cerveau qui ne peut plus réfléchir à quoi que ce soit.
      - Suis-moi ordonné-je à Farès. On s'éloigne de ce lieu empesté.
                                                                                                ...A suivre
 

Publié par le goéland à 12:16:00 dans Les écrits du promeneur | Commentaires (1) |

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