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EDITO

    L'écrivain observe, entend,écoute, enregistre. Puis il raconte une histoire, mêlant son imagination à son expérience. Et elle porte nécessairement les cicatrices de son âme.






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La rose | 21 août 2006

 

Publié par le goéland à 10:06:19 dans Brise poétique | Commentaires (1) |

EL-KANTARA | 20 août 2006



 



EL-KANTARA, ville touristique algérienne

     EL-KANTARA, paisible localité, bâtie au pied d'une imposante muraille ; elle offre au visiteur une gamme exceptionnelle d'attraits dans un magnifique cadre naturel. Depuis toujours, cet éden a charmé les voyageurs, les écrivains et les peintres. Lors de son passage par El-Kantara en 1853, Eugène FROMENTIN a écrit: « EL-KANTARA le pont garde le défilé et pour ainsi dire l'unique porte par où l'on puisse, du Tell, pénétrer dans le Sahara. Ce passage est une déchirure étroite, qu'on dirait faite de main d'homme, dans une énorme muraille de rochers de trois ou quatre cents d'élévation. Le pont, de construction romaine, est jeté en travers de la coupure. Le pont franchi, et après avoir fait cent pas dans le défilé, vous tombez, par une pente rapide, sur un charmant village, arrosé par un profond cours d'eau et perdu dans une forêt de plusieurs milliers de palmiers. Vous êtes dans le Sahara. Au delà s'élève une double rangée de collines dorées, derniers mouvements du sol, qui, douze lieues plus loin, vont expirer dans la plaine immense et plate du petit désert d'Angad, premier essai du grand désert. Grâce à cette situation particulière, EL-KANTARA, qui est, sur cette ligne, le premier des villages sahariens, se trouve avoir ce rare privilège d'être un peu protégé  par sa forêt contre les vents du désert, et de l'être tout à fait contre ceux du nord par le haut rempart de rochers auquel il est adossé.
Aussi, est-ce une croyance établie chez les Arabes que la montagne arrête à son sommet tous les nuages du Tell, que la pluie vient y mourir, et que l'hiver ne dépasse pas ce pont merveilleux, qui sépare ainsi deux saisons, l'hiver et l'été, deux pays, le Tell et le Sahara, et ils en donnent pour preuve que, d'un côté la montagne est noire et couleur de pluie, et de l'autre, rose et couleur de beau temps. »
Le célèbre André GIDE a aussi été émerveillé par cette magnifique oasis en 1897 et il a écrit : « A EL-KANTARA, où je m'attarderais deux jours, le printemps naissait sous les palmes, les abricotiers étaient en fleurs, bourdonnant d'abeilles ; les eaux abreuvaient les champs d'orge ; et rien ne se pouvait imaginer de plus clair que ces floraisons blanches abritées par les hauts palmiers, dans leur ombre abritant, ombrageant à leur tour les céréales. Nous passâmes dans cet éden deux jours paradisiaques, dont le souvenir n'a rien que de souriant et de pur. »  
    
     EL-KANTARA se situe au nord de la ville de Biskra, à 400Km de la capitale Alger. Son climat est chaud et sec en été mais très froid en hiver. Sa superficie s'étend sur 238.98 km². Elle est limitée au nord par Maâfa, Aïn Touta, Tilatou et Segana, au sud par Outaya, à l'ouest par Bitam et à l'est par Aïn Zaâtout. Elle constitue un trait d'union entre le Tell et le Sahara d'où son appellation arabe « EL-KANTARA » qui signifie « Le pont ». Sa population s'élève à plus de 10.000 habitants.
 Historiques :
      EL-KANTARA n'est pas réputée seulement par ses paysages mais aussi par son histoire qui est un mélange de plusieurs civilisations : berbères, romaines et arabo-musulmanes.
     A l'époque romaine, elle était un centre urbain connu sous le nom de CALCEUS HERCULIS. Les historiens affirment que c'étaient les Romains qui avaient ouvert un passage à travers les montagnes et avaient bâti le fameux pont pour faciliter les déplacements des personnes et des marchandises. En 1862, sous le règne de Napoléon III, le pont sera complètement remanié et dénaturé par le génie militaire français.
     Des études ont démontré que les habitants d'EL-KANTARA sont d'origine berbère car de nombreuses appellations qui s'y trouvent le confirment. Par exemple : « Oued Aghroum » qui veut dire « La rivière de la galette » qui symbolise  que l'oued est une source de subsistance et de vie.
      Quant aux Arabes, ils se sont implantés dans cette région sous forme de tribus au 7ème siècle à l'époque des conquêtes islamiques sous le commandement du glorieux conquérant  Tarek Ben Ziyad. En  1048, le nombre d'Arabe  s'est accru après l'invasion des tribus des Béni Hillal et des Béni Soleïm qui venaient de la Haute- Egypte et se dirigeaient vers la Kalaa  des Beni Hamad pendant l'ère des Fatimides.
          

Les légendes des gorges

    
     Nombreuses sont les légendes qui racontent les raisons de la présence de l'étroite déchirure au milieu de la gigantesque muraille de rochers ( Les gorges ). D'après une légende romaine, cette brèche était l'œuvre d'un coup de talon ( CALCEUS ) d' Hercule ( HERCULIS ).
     Une autre légende mais cette fois arabe qui dit que c'était l'épée ( Dhou El Fikar ) ALI Ibnou Abi Taleb (QDSSL) qui a tranché la montagne en deux..
 

EL-KANTARA, ville touristique

      EL-KANTARA, est un site national classé. Elle offre plusieurs atouts touristiques. En effet, en s'y rendant,  les touristes découvrent les imposantes montagnes qui dominent de très haut le paysage et avec ses éblouissantes gorges qui annoncent de loin la féerie de cette ville. En franchissant ces spectaculaires falaises, ils restent ébahis devant la vaste palmeraie qui constitue un magnifique tapis vert parant tout le panorama. Au milieu de cet admirable tableau naturel coule en silence et en toute douceur une rivière au bas des montagnes et à travers la palmeraie. En plus des paysages, les touristes peuvent visiter le musée Lapidaire – constitué par M. Gaston de Vulpillières - qui abrite modestement de multiples témoignages de la présence romaine à EL-KANTARA. Ils peuvent aussi prendre des photos sur l'inoubliable pont romain où le grand Napoléon III avait gravé son visage et son nom comme preuve de son passage par cet endroit. Les touristes peuvent jeter un coup d'œil sur les différents quartiers de ce village et en particulier le village rouge : Dechra. Ils peuvent arpenter ses étroites ruelles qui serpentent à travers d'anciennes bâtisses en toubes. Elles semblent  se dresser avec peine comme pour témoigner d'une époque lointaine. Sans oublier de faire des randonnées à Eskhoun « ad duo flumina » et apprécier les ruines qui s'y trouvent.
     EL-KANTARA est unique dans son genre. Elle ne laisse jamais le touriste indifférent à ses charmes. Elle l'envoûte, l'ensorcelle et le fascine si bien qu'il la quitte avec un profond regret qui s'intensifie au fur et à mesure qu'il s'éloigne d'elle. Toutefois, les plus beaux souvenirs sculptés dans le plus profond de sa mémoire attisent sa nostalgie et la métamorphose en grande satisfaction. 
 

Publié par le goéland à 12:42:22 dans Les écrits du promeneur | Commentaires (5) |

L'estime de soi-même | 17 août 2006

        Je serais ravi de lire vos avis. Que voyez-vous dans le miroir.....???Cool

Publié par le goéland à 11:34:19 dans Les écrits du promeneur | Commentaires (5) |

SOUVENIRS... | 16 août 2006

    

     Assis, tout seul sur un banc, dans un merveilleux jardin public qu'on a jadis baptisé «Le Jardin de Dieu » ; il était dissimulé dans un recoin au beau milieu d'une touffe d'arbrisseaux qui ont trouvé un endroit paisible sous l'ombre des arbres majestueux à feuillage persistant tels : l'eucalyptus, les séquoias, les pins, les genévriers. Il écoutait le doux gazouillis de quelques oiseaux, chantant leur plainte sur les hautes branches, au-dessus de tout le monde ; suivi de temps en temps d'un roucoulement au loin d'une tourterelle leur donnant le tempo. Une légère brise matinale lui caressait le visage et venait égayer les branches et les feuilles qui entamèrent la valse du bonheur. Il s'adossa au banc et remarqua au-dessus de lui que des rayons de soleil, rebelles, avaient réussi à se frayer un chemin au cœur de la densité du feuillage. Derrière lui, coulait sereinement un petit ruisseau ajoutant ainsi de l'éclat à la magnificence de cet endroit... Il était dans son paradis...
     Cet homme était assis là, adossé à son banc, tout seul avec comme uniques compagnons ses souvenirs.
      Il se souvenait de son premier jour de classe; accompagné de sa grande-mère qui lui donna un morceau de sucre en lui disant : « Mets-le sous ta langue pour rendre toute ta vie sucrée ! »
      Il se souvenait, avec amertume, du jour où il avait pris sa première claque qui n'était pas asséné par un camarade de classe ou par une quelconque personne, inconnue ; mais c'était de la part de son instituteur de français. Il avait alors huit ans, bégayé et n'arrivant pas à répéter la phrase du maître alors le châtiment n'a pas tardé. 
      Il se souvenait, avec un sourire aux lèvres, de la première fois où il a vu la mer. Tout surpris, il s'était exclamé : « Mais quelle est gigantesque cette rivière ! »
     Il se souvenait du jour où à la sortie de la classe, il avait aperçut  des attroupements de grandes personnes en train de sangloter. Sur tout le trajet du retour, la même scène se répétait. Il tremblait de peur, lui le petit enfant jusqu'à ce qu'il arrive à sa demeure. Sa maman avait les yeux rouges avec de petites larmes qui coulaient : « Mon petit, notre cher président est décédé. »
-         C'était quoi déjà un président ? pensa-t-il.
      Il se souvenait, avec une profonde tristesse, de ce jour si sombre. Il avait vu sa grande-mère bien-aimée, étendue sur son lit, elle était agonisante. Autour d'elle, s'était réuni ses fils, ses frères et lui : il avait quatorze ans. Il se rappelait le dernier mot que cette pieuse, si chère à son cœur, avait prononcé : « A........ !!! » C'était son prénom. Vivante, elle était rayonnante. Morte, elle l'était toujours. C'était comme s'il elle dormait. Mais cette fois, ce havre de savoir ne se réveillerait plus.
      Il se souvenait du jour où son père est rentré à la maison avec un grand sourire dessiné sur le visage. Il lui annonça : « Mes félicitations, mon enfant. Tu as eu ton BAC !!! » Un bonheur extrême l'enveloppa mais il ne laissa rien paraître : « Merci papa, j'en étais sûr. » En sortant pour annoncer la bonne nouvelle à ses amis et en s'éloignant de sa demeure, il se relâcha, sa joie éclata au grand jour. Il sautait, il criait : « Hourra !  J'ai eu mon BAC, j'ai eu mon BAC !!! » Il avait dix-huit ans.
      Il se souvenait du jour où il présenta sa première leçon en tant qu'enseignant stagiaire. Lui, le timide, qui devenait rouge pour un oui ou pour un non. Avant son premier cours, ses jambes jouaient aux castagnettes, sa respiration devenait de plus en plus saccadée. A la vue au loin des élèves qui se tenaient  en ligne sur deux rangs, son cœur faillit jaillir de sa poitrine. Il songea à revenir sur ses pas mais à la dernière minute, il prit son courage à deux mains et accomplit remarquablement sa besogne. Il avait réussi sa première leçon ; par la suite toute sa profession.
      Il se souvenait du jour de son mariage. Normalement, le jour le plus heureux de sa vie. Il aimait cette femme à la folie, elle l'aimait à la folie. Ils se sont unis pour le meilleur et pour le pire. Ce fut ce dernier qui se pointa. En effet, la nuit des noces,  son père rendit l'âme. La tristesse remplaça la joie et les pleurs remplacèrent  les sourires. Son père, adoré, mourut cette nuit. Il est vrai qu'il est parti cette nuit mais au moins il était tranquille. Son fils a trouvé l'âme sœur tant convoitée. Son père était mort la nuit de ces noces, il mourut cette... il...il...ce...uit.
      Il se souvenait du jour de la naissance de sa petite fille. Elle était rayonnante, un petit ange, blanche comme neige. « Et sa mère comment va-t-elle ? »
- Elle n'est pas encore réveillée répondit l'infirmière.
      Sa femme avait subi une césarienne... Pendant l'opération, une angoisse terrible s'est emparée de lui : « O mon Dieu, c'est ma seule joie dans cette vie, aide-la mon bon Dieu !!! » On se souvient de Dieu que lorsqu'on était dans des situations difficiles, à ces moments où on se sentait impuissant. Il chassa de son esprit les idées intruses qui lui annonçaient un mauvais présage. « Dieu ne me laissera pas » répéta-t-il pour chasser ces importunes de sa tête. Dieu soit louer, sa bien-aimée  s'est réveillée. Elle se portait bien.
      Il se souvenait...englouti dans les flots de ses souvenirs, la sonnerie de son mobile déchira la sérénité de l'atmosphère, l'arrachant ainsi à ses rêveries.
- Allô, oui ! C'était sa femme qui lui demandait d'aller attendre leur fille à la sortie de l'école. Sa fille de huit ans. Il quitta illico son banc, son recoin, son éden pour aller trouver son petit bout de chou.  
 

Publié par le goéland à 11:49:49 dans Les écrits du promeneur | Commentaires (0) |

Le pas... | 15 août 2006

     Depuis quelques jours, une idée germait  petit à petit  dans ma tête. De jour en jour, ses racines s'enfonçaient de plus en plus à l'intérieur même de mon esprit et la dimension de sa petite tige toute frêle devenait avec le temps plus importante, plus imposante avec ses feuilles grandissantes au fur et à mesure de la succession des heures.
     Cette Idée commençait à envahir tout mon cerveau, ma tête et mon corps. Elle prenait le contrôle de toute ma personne et s'est proclamé impératrice de tout mon être. Il fallait donc à tout prix exécuter les ordres de sa majesté « l'Idée » et entamer la réalisation de son commandement.
      En effet, ce que je suis en train de faire maintenant est le début, le premier pas vers l'accomplissement du projet de sa grandeur. Je vais tenter l'impossible, l'irréalisable et l'inimaginable. Je vais tenter de relater mes modestes journées, mes simples pensées, mes sensations, mes sentiments, tout ce qui me passe par la tête, mes constats sur des sujets divers, des petits récits de mon quotidien assez banal, mes observations, mes espérances. Je vais me surpasser et tenter de créer un BLOG: c'est mon IDÉE.

Publié par le goéland à 18:44:38 dans EDITO | Commentaires (1) |

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