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EDITO

    L'écrivain observe, entend,écoute, enregistre. Puis il raconte une histoire, mêlant son imagination à son expérience. Et elle porte nécessairement les cicatrices de son âme.






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Le trépas | 29 mai 2008

 

Quand sonna le glas

 Annonçant le bout de chemin

Le trépas galopa à grands pas

Et se précipita comme un félin.

 

Vers l'âme en déclin

Le trépas ingrat

La mort, le décès, la fin

Surgit comme un malfrat.

 

Sans frapper à la porte, sans embarras

Sans permission et sans invitation

Il pénétra par effraction.

 

Le trépas bête noire du règne humain

Dépouilla, faucha

Une à une les fleurs de notre jardin.  

Publié par le goéland à 19:54:14 dans Brise poétique | Commentaires (0) |

La dormeuse de la ville | 23 mai 2008

 

La ville était déserte

Nulle âme ne se manifestait               

Cette ville paisible était déserte !

Rien ne semblait exister.

 

Des oiseaux étranges survolaient son ciel

Des libellules s'envolaient dans ces airs

Dessinés au crayon noir, des traits artificiels

Alliaient ciel et terre.

 

La verdure et l'irisation de ce paysage

Ont cédé à l'écarlate, à la couleur obscure le passage

Et de cet ouvrage abstrait de peinture

Il n'en restait que les bavures.

 

Sous le ciel de sa maison

Une femme était étendue à l'intérieur de son gîte

Elle avait l'apparence d'un ange triste

Et son sommeil semblait profond.

 

Contre sa poitrine, elle serrait avec fermeté son nourrisson

Comme pour le protéger d'une menace se pointant à l'horizon.

Le petit babillait, souriait, gigotait

Puis il tètait

Le lait de sa mère qui a changé de couleur

La blancheur est devenue rougeur.

Il était tout seul avec sa mère qui n'était plus sur terre

Tous les deux emmitouflés avec un tissu en pierre

Sous les décombres de la maison bombardée

Et rebombardée.


 

 

Publié par le goéland à 10:32:01 dans Atelier d'écriture | Commentaires (2) |

Fable des soldats et de la cible | 22 mai 2008

 

Deux soldats envahisseurs s'ennuient

Ils baignent dans l'oisiveté qui nuit

Pour combattre ce fléau

Ils déclament tout haut

Que celui qui vise le mieux

Est le véritable guerrier des cieux

A vrai dire l'ennui fait rage

Parmi les militaires de ce barrage

 

Chacun montrant son adresse en choisissant une cible

Et avec tant de balles, ils la criblent.

« C'est moi le meilleur ! »,

Acclame le premier tireur

« Tu vois bien que j'ai touché la tête

De cette femelle si bête »

« Mais non ! » Riposte violemment l'autre

« Ma tête est plus petite que la vôtre,

C'est celle du bébé qu'elle tenait dans ses mains

Ne vois-tu pas que c'est moi le souverains ? »

 

Les soldats qui sont les juges

Prononcent une sentence sans litiges

Que le deuxième soldat est le vainqueur

Et d'un paquet de cigarette, il devient le possesseur.

 

Plus loin d'ici

Un pauvre mari

Se faisant du souci

Guette le retour de sa femme et de son petit.

 

 

Publié par le goéland à 19:02:56 dans Atelier d'écriture | Commentaires (2) |

Poète | 08 mai 2008

 

Je suis poète 

Car j'ai un rêve

Je suis poète

Mon rêve défie les étoiles

Je suis poète

Les voiles de ma plume,

Sont poussées tel un navire

Par les vents de la liberté.

Je suis poète

Ma plume est un fusil

Sur les épaules des colonisés.

Je suis poète

Ma plume

Est la porte parole des opprimés.

Je suis poète

 Ma plume est la voix

Des pauvres et des malheureux

Je suis poète

Mon ambition éhontée

Est de découvrir les idéaux

Sinon ! Les défendre.

Je suis poète

J'ai un rêve tout simplement

Il est ici et partout.

Loin des écrits futiles

D'un amoureux fervent

Ou un soi disant

Poète

Qui a oublié le vrai sens

 De ce trésor inestimable

De ce mot précieux

Qui est « poésie ».

  

Publié par le goéland à 10:12:08 dans Brise poétique | Commentaires (2) |

Perception | 08 mai 2008

 

J'ai ouvert mes yeux
Mais je n'ai rien vu
Je sombrais dans les vagues déchaînées de l'obscurité
Qui inondait ma chambre.

J'ai voulu tendre l'oreille
Mais je n'ai rien entendu
Le silence m'enveloppait avec ses bras
Et étouffait l'harmonie de ma vie.

J'ai voulu crier tout haut
Pour exprimer mon désarroi
Et mon effroi
Mais nul son n'a jailli des abysses de mon être
Les mots se sont évanouis
Dans l'obscurité de mes silencieuses nuits.

Publié par le goéland à 10:08:49 dans Atelier d'écriture | Commentaires (0) |

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