•      La vie est si éphémère qu'elle nous échappe sans la moindre possibilité de mettre un terme à sa fugue. Elle s'éloigne avec une prestesse exceptionnelle.
          Hier seulement, mes pleurs de bébé inondaient tout mon entourage. La vie était devant moi toute resplendissante. Elle m'accueillait avec un sourire enjôleur.
           J'ai fermé un instant les yeux pour mieux savourer ce moment de félicité, hélas! Quand je les ai ouverts, mes cheveux étaient parsemés de grisonnement. Mon visage angélique avait les égratignures du temps écoulé. J'avais de la peine à me déplacer et mes pauvres jambes ne supportaient plus le poids de mon corps fluet.
           Cette nuit, je fermerai encore une fois mes yeux pour mieux constater que mon passage dans cette vie si éphémère n'était qu'illusion, que le lendemain le trépas à bras ouverts, il m'enlacera et vers ma tombe, il me guidera.
          La question qui se pose maintenant :" Est-ce que j'ai bien bâti ma demeure de l'au-delà ? N'est ce pas que la véritable vie est celle de demain ?"     

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  • 2006



     

         C'était le 31 décembre 2006. La  sonnerie de l'horloge indiqua minuit, le monde fêtait le nouvel an !!! En même temps, deux minuscules larmes venaient juste de couler le long de mes joues. Elles émanaient du fin fond de mon cœur.  L'une pleine de joie, l'autre pleine de tristesse.
         La première larme, vive et toute resplendissante s'écoula promptement. Elle se hâtait pour entamer une nouvelle année. Elle se hâtait pour tourner la page 2006 avec ses ratures, ses tâches, ses enseignements. Elle se hâtait dans pour donner plus d'éclats, plus d'irisations à la page 2007.
         Quant à la deuxième larme, elle glissait avec hésitation, avec mélancolie en fredonnant un air lugubre. Elle disait : « 2006, tu me quittes comme un éclair, en emportant avec toi une part de mon existence, une part de moi, une année entière de mon espérance de vie !!! En t'éclipsant,  tu creuses davantage ma tombe et tu me rapproches de plus en plus de cette fin que tout le monde craint : la mort »  

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  • Dans le Robert « autobus » signifie : véhicule automobile pour le transport en commun des voyageurs, dans les villes.

    La définition des habitués des autobus est identique à celle là mais avec plus de détails. Pour eux, l'autobus est un moyen de transport urbain utilisé par les employés de la fonction publique, les pauvres, les démunis, les avares en plus des voleurs, des amateurs de frottement et des séducteurs – pour ne pas dire un autre mot –
    Tout ce beau monde entassé ( une aubaine pour les amateurs de frottement ) comme des sardines dans un tas de ferraille, crasseux et délabré. Circulant avec une lenteur de tortue, cet engin laisse toujours derrière lui une épaisse couche de fumée noire comme preuve de son passage.
    A l'intérieur de la boîte de conserve, les passagers vivent un calvaire. En effet, en plus de rester debout durant tout le trajet, dans un espace assez réduit et supportant les odeurs nauséabondes ; ils devront aussi endurer les remarques désobligeantes du receveur : « Celui qui n'est pas satisfait n'a qu'à prendre un taxi » , « T'as payé que 8 DA et tu te plaints ? » , « Avancez, avancez, il reste beaucoup d'espace vide »...Pauvres nous !!!


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  •  L'île



     

    - Deuxième partie -
     
         Mais avant même de réaliser ce qu'il lui arrivait,  il s'effondra sur cette incroyable plage. L'extrême épuisement de ce long voyage qu'il venait d'effectuer a eu raison de lui. Il était tombé dans un profond sommeil que rien ne pouvait perturber, du moins pour le moment.
          Après une interminable journée d'endormissement, une faim dévorante obligea le docteur à se réveiller.
    -         Je devrai maintenant trouver de quoi calmer les grognements de mon estomac.
        Promptement, il s'avança  vers les cocotiers qui bordaient la plage de sucre. Il voyait les superbes noix de coco en haut de ces arbres, ne demandant que d'être cueillis. En arrivant devant le premier cocotier, que fut sa surprise en découvrant que le tronc de celui-ci était tout en gaufrette. Il en dégusta un petit bout qu'il trouva délicieux et commença à comprendre qu'il était échoué dans l'île de confiserie. Sa théorie se confirma  surtout après avoir secouer le tronc de cet arbre et ramasser un noix de coco qui était un succulent grand bonbon enrobé de chocolat.
         Le docteur Alex Dreamond décida donc d'explorer cette île qui lui faisait rappeler un livre qu'il avait lu quand il était enfant : Wonka chocolaterie. Il arriva devant une forêt dense. Sans hésiter un instant, l'aventurier s'y engouffra.
         Au fur et à mesure qu'il progressait à l'intérieur  de cet endroit féerique, les découvertes se font de plus en plus persistantes. C'était inimaginable, des bonbons au réglisse avaient pris la place des herbes, des fleurs au caramel et au chocolat, des arbres tout en gâteau avec des nougats, des friandises, des bonbons fondants, acidulés, mous, fourrés, caramélisés  comme fruits. Il vit même des oiseaux étranges  qui ressemblaient à de grandes pralines et qui pendaient des œufs au chocolat. Au milieu de ce spectacle époustouflant, une rivière de lait coulait tout en douceur. A chaque fois le docteur goûtait à un morceau de gâteau par-ci, un bonbon par-là ; une sucette au caramel par-là, une dragée par-ci. Pour s'altérer, il avait rempli deux gourdes, l'une avec du chocolat, l'autre avec du lait. Le soleil ici ne dégageait pas de la chaleur mais au contraire de la fraîcheur. « Sûrement  pour que le chocolat ne fonde pas... » pensa le docteur.
         Sans lassitude, il continua son exploration  et à maintes fois son étonnement fut impressionnant devant cette île qui lui dévoilait petit à petit ses magnificences. Mais le docteur avait l'impression d'être guetter, d'être suivi. Il n'était pas seul. C'était son instinct d'aventurier qui l'avertissait toujours quand quelque chose n'allait pas.
    -         Je sens des yeux tout autour de moi, soupçonna-t-il.

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    EL-KANTARA, ville touristique algérienne

          EL-KANTARA, paisible localité, bâtie au pied d'une imposante muraille ; elle offre au visiteur une gamme exceptionnelle d'attraits dans un magnifique cadre naturel. Depuis toujours, cet éden a charmé les voyageurs, les écrivains et les peintres. Lors de son passage par El-Kantara en 1853, Eugène FROMENTIN a écrit: « EL-KANTARA le pont garde le défilé et pour ainsi dire l'unique porte par où l'on puisse, du Tell, pénétrer dans le Sahara. Ce passage est une déchirure étroite, qu'on dirait faite de main d'homme, dans une énorme muraille de rochers de trois ou quatre cents d'élévation. Le pont, de construction romaine, est jeté en travers de la coupure. Le pont franchi, et après avoir fait cent pas dans le défilé, vous tombez, par une pente rapide, sur un charmant village, arrosé par un profond cours d'eau et perdu dans une forêt de plusieurs milliers de palmiers. Vous êtes dans le Sahara. Au delà s'élève une double rangée de collines dorées, derniers mouvements du sol, qui, douze lieues plus loin, vont expirer dans la plaine immense et plate du petit désert d'Angad, premier essai du grand désert. Grâce à cette situation particulière, EL-KANTARA, qui est, sur cette ligne, le premier des villages sahariens, se trouve avoir ce rare privilège d'être un peu protégé  par sa forêt contre les vents du désert, et de l'être tout à fait contre ceux du nord par le haut rempart de rochers auquel il est adossé.
    Aussi, est-ce une croyance établie chez les Arabes que la montagne arrête à son sommet tous les nuages du Tell, que la pluie vient y mourir, et que l'hiver ne dépasse pas ce pont merveilleux, qui sépare ainsi deux saisons, l'hiver et l'été, deux pays, le Tell et le Sahara, et ils en donnent pour preuve que, d'un côté la montagne est noire et couleur de pluie, et de l'autre, rose et couleur de beau temps. »
    Le célèbre André GIDE a aussi été émerveillé par cette magnifique oasis en 1897 et il a écrit : « A EL-KANTARA, où je m'attarderais deux jours, le printemps naissait sous les palmes, les abricotiers étaient en fleurs, bourdonnant d'abeilles ; les eaux abreuvaient les champs d'orge ; et rien ne se pouvait imaginer de plus clair que ces floraisons blanches abritées par les hauts palmiers, dans leur ombre abritant, ombrageant à leur tour les céréales. Nous passâmes dans cet éden deux jours paradisiaques, dont le souvenir n'a rien que de souriant et de pur. »  
        
         EL-KANTARA se situe au nord de la ville de Biskra, à 400Km de la capitale Alger. Son climat est chaud et sec en été mais très froid en hiver. Sa superficie s'étend sur 238.98 km². Elle est limitée au nord par Maâfa, Aïn Touta, Tilatou et Segana, au sud par Outaya, à l'ouest par Bitam et à l'est par Aïn Zaâtout. Elle constitue un trait d'union entre le Tell et le Sahara d'où son appellation arabe « EL-KANTARA » qui signifie « Le pont ». Sa population s'élève à plus de 10.000 habitants.
     Historiques :
          EL-KANTARA n'est pas réputée seulement par ses paysages mais aussi par son histoire qui est un mélange de plusieurs civilisations : berbères, romaines et arabo-musulmanes.
         A l'époque romaine, elle était un centre urbain connu sous le nom de CALCEUS HERCULIS. Les historiens affirment que c'étaient les Romains qui avaient ouvert un passage à travers les montagnes et avaient bâti le fameux pont pour faciliter les déplacements des personnes et des marchandises. En 1862, sous le règne de Napoléon III, le pont sera complètement remanié et dénaturé par le génie militaire français.
         Des études ont démontré que les habitants d'EL-KANTARA sont d'origine berbère car de nombreuses appellations qui s'y trouvent le confirment. Par exemple : « Oued Aghroum » qui veut dire « La rivière de la galette » qui symbolise  que l'oued est une source de subsistance et de vie.
          Quant aux Arabes, ils se sont implantés dans cette région sous forme de tribus au 7ème siècle à l'époque des conquêtes islamiques sous le commandement du glorieux conquérant  Tarek Ben Ziyad. En  1048, le nombre d'Arabe  s'est accru après l'invasion des tribus des Béni Hillal et des Béni Soleïm qui venaient de la Haute- Egypte et se dirigeaient vers la Kalaa  des Beni Hamad pendant l'ère des Fatimides.
              

    Les légendes des gorges

        
         Nombreuses sont les légendes qui racontent les raisons de la présence de l'étroite déchirure au milieu de la gigantesque muraille de rochers ( Les gorges ). D'après une légende romaine, cette brèche était l'œuvre d'un coup de talon ( CALCEUS ) d' Hercule ( HERCULIS ).
         Une autre légende mais cette fois arabe qui dit que c'était l'épée ( Dhou El Fikar ) ALI Ibnou Abi Taleb (QDSSL) qui a tranché la montagne en deux..
     

    EL-KANTARA, ville touristique

          EL-KANTARA, est un site national classé. Elle offre plusieurs atouts touristiques. En effet, en s'y rendant,  les touristes découvrent les imposantes montagnes qui dominent de très haut le paysage et avec ses éblouissantes gorges qui annoncent de loin la féerie de cette ville. En franchissant ces spectaculaires falaises, ils restent ébahis devant la vaste palmeraie qui constitue un magnifique tapis vert parant tout le panorama. Au milieu de cet admirable tableau naturel coule en silence et en toute douceur une rivière au bas des montagnes et à travers la palmeraie. En plus des paysages, les touristes peuvent visiter le musée Lapidaire – constitué par M. Gaston de Vulpillières - qui abrite modestement de multiples témoignages de la présence romaine à EL-KANTARA. Ils peuvent aussi prendre des photos sur l'inoubliable pont romain où le grand Napoléon III avait gravé son visage et son nom comme preuve de son passage par cet endroit. Les touristes peuvent jeter un coup d'œil sur les différents quartiers de ce village et en particulier le village rouge : Dechra. Ils peuvent arpenter ses étroites ruelles qui serpentent à travers d'anciennes bâtisses en toubes. Elles semblent  se dresser avec peine comme pour témoigner d'une époque lointaine. Sans oublier de faire des randonnées à Eskhoun « ad duo flumina » et apprécier les ruines qui s'y trouvent.
         EL-KANTARA est unique dans son genre. Elle ne laisse jamais le touriste indifférent à ses charmes. Elle l'envoûte, l'ensorcelle et le fascine si bien qu'il la quitte avec un profond regret qui s'intensifie au fur et à mesure qu'il s'éloigne d'elle. Toutefois, les plus beaux souvenirs sculptés dans le plus profond de sa mémoire attisent sa nostalgie et la métamorphose en grande satisfaction. 
     


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