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    L'écrivain observe, entend,écoute, enregistre. Puis il raconte une histoire, mêlant son imagination à son expérience. Et elle porte nécessairement les cicatrices de son âme.









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Un transport pas commode | 02 janvier 2007


Dans le Robert « autobus » signifie : véhicule automobile pour le transport en commun des voyageurs, dans les villes.

La définition des habitués des autobus est identique à celle là mais avec plus de détails. Pour eux, l'autobus est un moyen de transport urbain utilisé par les employés de la fonction publique, les pauvres, les démunis, les avares en plus des voleurs, des amateurs de frottement et des séducteurs – pour ne pas dire un autre mot –
Tout ce beau monde entassé ( une aubaine pour les amateurs de frottement ) comme des sardines dans un tas de ferraille, crasseux et délabré. Circulant avec une lenteur de tortue, cet engin laisse toujours derrière lui une épaisse couche de fumée noire comme preuve de son passage.
A l'intérieur de la boîte de conserve, les passagers vivent un calvaire. En effet, en plus de rester debout durant tout le trajet, dans un espace assez réduit et supportant les odeurs nauséabondes ; ils devront aussi endurer les remarques désobligeantes du receveur : « Celui qui n'est pas satisfait n'a qu'à prendre un taxi » , « T'as payé que 8 DA et tu te plaints ? » , « Avancez, avancez, il reste beaucoup d'espace vide »...Pauvres nous !!!

Publié par le goéland à 09:23:41 dans Les écrits du promeneur | Commentaires (0) |

La mort et l'enseignant | 02 janvier 2007


Un pauvre Enseignant, tout couvert de craie,
Tenant à la main un cartable détérioré
Semblable à lui, usé par le poids des ans
Se plaignant et voûté, marchait à pas pesants.
Enfin, n'en pouvant plus d'effort et de douleur,
Il pose son cartable, il réfléchit à son malheur.
Quelle joie a-t-il eu depuis qu'il est dans ce domaine ?
A-t-il seulement goûté une fois à la richesse humaine ?
Point d'argent quelquefois, et jamais de repos :
Sa femme, ses enfants, le loyer, les impôts,
Le créancier et la corvée
Lui font un tel mal et rendent sa vie plus aggravée.
Il appelle la mort. Elle vient sans tarder,
Lui demande ce qu'il faut faire.
« C'est, dit-il, afin de m'aider
A enseigner à tous ces élèves le bien-faire. »
Le trépas vient tout guérir ;
Mais ne bougeons d'où nous sommes :
Plutôt souffrir que mourir,
C'est la devise des hommes

Un plagiat : La Mort et le Bûcheron
(Jean de La Fontaine, Fables, I, XVI)

Publié par le goéland à 08:59:12 dans Brise poétique | Commentaires (2) |

Ma femme... | 28 décembre 2006

 


On m'a demandé un jour :
Que préfères-tu chez ton amour
Parmi toutes les belles choses
Qui composent la beauté de ta rose
Quelle est celle que tu adores
Tu chéris et tu savoures ?
 
Sans attendre, je répondis :
« Ma femme est la lune,
elle éclaire et elle illumine.
Ma femme est le bonheur,
elle enchante et elle ensorcelle.
Son visage est celui d'un ange
Son regard est tel un éclair
Et son sourire ?
O mon cœur ! c'est le remède !!!
 
En elle tout est dictame
Et rien ne peut être préférer.
Pour moi, ma femme est la vie
Pour moi, ma femme est l'énergie
Pour moi, ma femme est l'illumination
Elle est ma muse et celle que j'adore et que j'aime.

Publié par le goéland à 09:45:49 dans Brise poétique | Commentaires (2) |

Le trou | 26 décembre 2006

       Madame Bernadette Fournez était une demoiselle âgée de soixante-trois ans. Sa réputation de « Je me mêle toujours de ce qui ne me regarde pas » la précédait. Elle trouvait toujours le moyen pour fourrer son petit nez pointu dans les affaires des autres.


        En ce moment, un grand mystère entourait toute son existence, une curiosité extrême envahissait tout son corps vieilli par le poids de tant d'années. Elle donnerait toute sa fortune....Non !!! toute sa vie  pour avoir l'opportunité de fourrer non pas son nez cette fois, mais son œil un instant seulement dans le trou qui se trouvait dans la muraille devant laquelle elle passait quotidiennement et ne savait pas ce qui se tramait  derrière. Elle n'aimait pas la phrase « Je ne sais pas !!! » Un seul coup d'œil dans cette minuscule percée suffirait...Ah ! Bon Dieu comme cela serait agréable !!!


          Tenant son courage à deux mains, Mme Fournez décida alors d'assouvir sa curiosité ce matin même. De très bonne heure, elle sortit de  sa demeure afin de ne croiser personne ... En s'approchant de la muraille, son cœur commença à battre la chamade. Une seule question emplissait tout son intérieur « Que vais-je voir ??? » Plus que dix mètres avant d'arriver à l'endroit de sa délivrance. Plus que trois, deux, un mètre. Elle s'approcha de la muraille et voulut fourrer son œil dans cette ouverture ; malheureusement, de loin apparut un homme accompagné  de son chien. Il s'avançait d'un pas lent et suivi de son clébard. Au même moment, elle s'éloigna d'un mètre du mur, fit semblant de chercher dans son vieux, vieux, vieux sac noir. Le passage de ce monsieur avait duré une éternité pour notre curieuse. Quand il s'était perdu à l'horizon, elle se précipita telle une folle vers le trou et y fourra son œil avec un gigantesque soupir....


-         Ahhhh ! Bon sang !!!! Mais c'est... c'est....c'est...


Mais qu'a-t-elle vu au juste? Il faudrait attendre la suite....

Publié par le goéland à 09:27:54 dans Atelier d'écriture | Commentaires (0) |

L'homme | 03 septembre 2006

L'homme...

      Il prenait comme moi le 18h 45. Je le voyais quotidiennement  assis à la même place, dans le même wagon ; fixant le même point. A chaque fois, je passais devant lui pour m'installer au fond, à ma place de prédilection où je  m'engouffrais dans les dédales d'un bouquin pour ne plus en sortir jusqu'au terminus. A ma descente du train, l'homme n'était plus là. Il était sûrement descendu à la gare de La Fontaine Bleue. Ce qui  m'intriguait en lui, c'était sa façon de fixer quelque chose devant lui pour ne plus détourner les yeux. Que regardait-il ? A quoi songeait-il ? Pourquoi avait-il cette manie de languir sur un endroit déterminé ?
      Comme d'habitude ce jour là, je suis monté dans mon train. Comme d'habitude, je suis passé devant mon étrange bonhomme. Mais ce qui n'était pas habituel, c'était cette femme qui s'était installée  à ma place. Agacé par cette importune qui avait perturbé mes habitudes et qui m'avait arraché à mon univers; j'ai décidé alors de m'asseoir en face de mon homme. C'était la première fois que je le voyais de face. Il  frisait la trentaine avec un visage totalement hermétique. Il avait posé son long manteau sur les genoux.
     J'ai pris mon bouquin et avant de commencer mon rituel quotidien, j'avais une envie folle de savoir ce qu'il allait fixer aujourd'hui. Et quelle fut ma surprise de remarquer que ses yeux bleus, hypnotisant, avaient décidé de jeter leur dévolu sur moi. Mais bon dieu pourquoi me dévisageait-il ainsi ? C'était vraiment  déconcertant ! Je suis toujours irrité lorsque je constate que quelqu'un me  considère ainsi. J'essayais de lire pour contenir mon   indignation mais en vain. Ses yeux me narguaient même au fond de mon livre et dans chaque page. Je n'en pouvais plus...
-         Mais bon sang, monsieur ! Est-ce qu'on se connaît ... ? Lui lançai-je.
-         Pardon... ???
-         Est-ce qu'on se connaît ... ?
-         Quoi... ? Je n'ai pas compris !!!
-         Pourquoi me dévisagez-vous ainsi ?
-         Moi !!! Je vous dévisageais ???
-         Oui, oui...Est-ce que je suis un menteur ?
-         Mais je ne vous ai pas traité de menteur monsieur, c'est seulement que je suis étonné !
-          Alors là c'est la meilleure. Vous me détaillez le visage puis vous me dites que vous êtes étonné?
-         Excusez ma désobligeance monsieur. Je suis vraiment désolé. Je ne l'ai pas fait intentionnellement ... 
    A cette dernière phrase, il a compris sa maladresse en détournant les yeux vers la fenêtre. Enfin, je pouvais continuer mon histoire en toute tranquillité. Néanmoins, j'avais un tout petit peu honte de l'avoir ainsi rudoyé. Finalement, je me suis réconforté en me disant, sans conviction, que c'était lui qui avait commencé.   
     Après un bon moment, le train ralentit à l'approche de la gare de La Fontaine Bleue. L'homme se leva, enfila son long manteau et sortit de sa poche quelque chose qu'il déplia. Oh mon dieu !!! C'était une canne blanche !!!    
     Quand le train s'arrêta, le pauvre me souhaita bonne route et bonne nuit avec un sourire aimable puis il se dirigea vers la sortie. Il me laissa tout seul en train de broyer du noir...
... Demain, je me rattraperais...
   

Publié par le goéland à 18:25:35 dans Atelier d'écriture | Commentaires (3) |

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