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    Ma fille
     



    Toute grâce et toute magnificence

    Dans l'éclat doux de ses deux ans.
    Ma fille a la beauté de l'enfance,
    Et le sourire innocent.
    Elle a le visage d'une fée
    Il attendrit et satisfait.
    Elle a le regard qui étincelle
    A la vue de son paternel
    Sa voix d'enfant est enchanteresse
    Elle me séduit et ensorcelle
    Et ses mots sont pleins d'allégresse
    Surtout quand elle m'appelle.
    Sa présence  emplit notre demeure,
    De bonheur et de plénitude.
    Et son absence o mon cœur !
    Quelle tristesse et quelle solitude!
     




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  • Le conflit intérieur


    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>O chevalier de mes abysses, réveille-toi !
    Ressuscite de ta sépulture,
    Et revêts  ton armure.
    De ton glaive ancestral, arme-toi !
    Les glas viennent de résonner enfin...
    D'un son si divin.
    Présage de la croisade infernale
    Du bien contre le mal.
    Dans mon âme, engouffre-toi !
    Une fois dans les dédales de ses fins fonds
    Cherche avec hargne les démons,
    Que chacun abrite en soi !
    O chevalier de mes abysses, réveille-toi !
    De mon effroyable méchanceté,
    De ma propre vanité,
    De mon éternelle solitude,
    De ma totale ingratitude ;
    De cette obscurité qui me gouverne
    Qui me hante et qui me berne;
    O chevalier de mes abysses, délivre-moi !
    O chevalier de mes abysses, délivre-moi !
    <o:p> </o:p> 
    <o:p> </o:p>

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    EL-KANTARA, ville touristique algérienne

          EL-KANTARA, paisible localité, bâtie au pied d'une imposante muraille ; elle offre au visiteur une gamme exceptionnelle d'attraits dans un magnifique cadre naturel. Depuis toujours, cet éden a charmé les voyageurs, les écrivains et les peintres. Lors de son passage par El-Kantara en 1853, Eugène FROMENTIN a écrit: « EL-KANTARA le pont garde le défilé et pour ainsi dire l'unique porte par où l'on puisse, du Tell, pénétrer dans le Sahara. Ce passage est une déchirure étroite, qu'on dirait faite de main d'homme, dans une énorme muraille de rochers de trois ou quatre cents d'élévation. Le pont, de construction romaine, est jeté en travers de la coupure. Le pont franchi, et après avoir fait cent pas dans le défilé, vous tombez, par une pente rapide, sur un charmant village, arrosé par un profond cours d'eau et perdu dans une forêt de plusieurs milliers de palmiers. Vous êtes dans le Sahara. Au delà s'élève une double rangée de collines dorées, derniers mouvements du sol, qui, douze lieues plus loin, vont expirer dans la plaine immense et plate du petit désert d'Angad, premier essai du grand désert. Grâce à cette situation particulière, EL-KANTARA, qui est, sur cette ligne, le premier des villages sahariens, se trouve avoir ce rare privilège d'être un peu protégé  par sa forêt contre les vents du désert, et de l'être tout à fait contre ceux du nord par le haut rempart de rochers auquel il est adossé.
    Aussi, est-ce une croyance établie chez les Arabes que la montagne arrête à son sommet tous les nuages du Tell, que la pluie vient y mourir, et que l'hiver ne dépasse pas ce pont merveilleux, qui sépare ainsi deux saisons, l'hiver et l'été, deux pays, le Tell et le Sahara, et ils en donnent pour preuve que, d'un côté la montagne est noire et couleur de pluie, et de l'autre, rose et couleur de beau temps. »
    Le célèbre André GIDE a aussi été émerveillé par cette magnifique oasis en 1897 et il a écrit : « A EL-KANTARA, où je m'attarderais deux jours, le printemps naissait sous les palmes, les abricotiers étaient en fleurs, bourdonnant d'abeilles ; les eaux abreuvaient les champs d'orge ; et rien ne se pouvait imaginer de plus clair que ces floraisons blanches abritées par les hauts palmiers, dans leur ombre abritant, ombrageant à leur tour les céréales. Nous passâmes dans cet éden deux jours paradisiaques, dont le souvenir n'a rien que de souriant et de pur. »  
        
         EL-KANTARA se situe au nord de la ville de Biskra, à 400Km de la capitale Alger. Son climat est chaud et sec en été mais très froid en hiver. Sa superficie s'étend sur 238.98 km². Elle est limitée au nord par Maâfa, Aïn Touta, Tilatou et Segana, au sud par Outaya, à l'ouest par Bitam et à l'est par Aïn Zaâtout. Elle constitue un trait d'union entre le Tell et le Sahara d'où son appellation arabe « EL-KANTARA » qui signifie « Le pont ». Sa population s'élève à plus de 10.000 habitants.
     Historiques :
          EL-KANTARA n'est pas réputée seulement par ses paysages mais aussi par son histoire qui est un mélange de plusieurs civilisations : berbères, romaines et arabo-musulmanes.
         A l'époque romaine, elle était un centre urbain connu sous le nom de CALCEUS HERCULIS. Les historiens affirment que c'étaient les Romains qui avaient ouvert un passage à travers les montagnes et avaient bâti le fameux pont pour faciliter les déplacements des personnes et des marchandises. En 1862, sous le règne de Napoléon III, le pont sera complètement remanié et dénaturé par le génie militaire français.
         Des études ont démontré que les habitants d'EL-KANTARA sont d'origine berbère car de nombreuses appellations qui s'y trouvent le confirment. Par exemple : « Oued Aghroum » qui veut dire « La rivière de la galette » qui symbolise  que l'oued est une source de subsistance et de vie.
          Quant aux Arabes, ils se sont implantés dans cette région sous forme de tribus au 7ème siècle à l'époque des conquêtes islamiques sous le commandement du glorieux conquérant  Tarek Ben Ziyad. En  1048, le nombre d'Arabe  s'est accru après l'invasion des tribus des Béni Hillal et des Béni Soleïm qui venaient de la Haute- Egypte et se dirigeaient vers la Kalaa  des Beni Hamad pendant l'ère des Fatimides.
              

    Les légendes des gorges

        
         Nombreuses sont les légendes qui racontent les raisons de la présence de l'étroite déchirure au milieu de la gigantesque muraille de rochers ( Les gorges ). D'après une légende romaine, cette brèche était l'œuvre d'un coup de talon ( CALCEUS ) d' Hercule ( HERCULIS ).
         Une autre légende mais cette fois arabe qui dit que c'était l'épée ( Dhou El Fikar ) ALI Ibnou Abi Taleb (QDSSL) qui a tranché la montagne en deux..
     

    EL-KANTARA, ville touristique

          EL-KANTARA, est un site national classé. Elle offre plusieurs atouts touristiques. En effet, en s'y rendant,  les touristes découvrent les imposantes montagnes qui dominent de très haut le paysage et avec ses éblouissantes gorges qui annoncent de loin la féerie de cette ville. En franchissant ces spectaculaires falaises, ils restent ébahis devant la vaste palmeraie qui constitue un magnifique tapis vert parant tout le panorama. Au milieu de cet admirable tableau naturel coule en silence et en toute douceur une rivière au bas des montagnes et à travers la palmeraie. En plus des paysages, les touristes peuvent visiter le musée Lapidaire – constitué par M. Gaston de Vulpillières - qui abrite modestement de multiples témoignages de la présence romaine à EL-KANTARA. Ils peuvent aussi prendre des photos sur l'inoubliable pont romain où le grand Napoléon III avait gravé son visage et son nom comme preuve de son passage par cet endroit. Les touristes peuvent jeter un coup d'œil sur les différents quartiers de ce village et en particulier le village rouge : Dechra. Ils peuvent arpenter ses étroites ruelles qui serpentent à travers d'anciennes bâtisses en toubes. Elles semblent  se dresser avec peine comme pour témoigner d'une époque lointaine. Sans oublier de faire des randonnées à Eskhoun « ad duo flumina » et apprécier les ruines qui s'y trouvent.
         EL-KANTARA est unique dans son genre. Elle ne laisse jamais le touriste indifférent à ses charmes. Elle l'envoûte, l'ensorcelle et le fascine si bien qu'il la quitte avec un profond regret qui s'intensifie au fur et à mesure qu'il s'éloigne d'elle. Toutefois, les plus beaux souvenirs sculptés dans le plus profond de sa mémoire attisent sa nostalgie et la métamorphose en grande satisfaction. 
     


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