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EDITO

    L'écrivain observe, entend,écoute, enregistre. Puis il raconte une histoire, mêlant son imagination à son expérience. Et elle porte nécessairement les cicatrices de son âme.







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Le traître | 24 juillet 2007

Le traître
 O notre compagnon d'antan
Inséparables, nous étions.
La candeur berçait notre enfance
Et la gaieté nous enveloppait avec élégance
Rien ne semblait pouvoir
Troubler cette sérénité ou la déchoir.
 O notre compagnon d'antan
Pourquoi le noir a-t- remplacé le blanc ?
Et pourquoi la clarté de notre ciel
Fût soudainement blêmi par le gris ?
Et notre climat rempli de fiel.
Pourquoi tu nous as trahi ?
 O notre compagnon d'antan
Sans nulles tergiversation,
Traître tu es devenu
Et de notre confiance, tu t'es abstenu.
Avec hâte, tu nous as dénoncé.
Et la récompense tu as vite encaissé.     
 O notre compagnon d'antan
Tu t'es forgé à présent
Une réputation de judas des temps modernes
Qui a fait de la trahison une lanterne.
Lui éclairant les chemins ténébreux
De la supercherie et des coups foireux.
 O notre compagnon d'antan
Traître tu étais, traître tu es, traître tu le seras
Des plaintes d'autrui et de leurs gémissements
Tu t'enrichiras.
Et les alléchants gains
Tu convoiteras sans quelconque dédain.    
 O notre ennemi d'antan
Prends garde à toi odieux chenapan
Car ce que tu as semé, tu le récolteras
Et le plus grand châtiment tu goûteras.
Dans un profond abîme, on te précipitera, traître.
Et tout le monde ravi vociférera : « Traître, traître, traître »  

 

Publié par le goéland à 19:35:39 dans Brise poétique | Commentaires (1) |

L'horloge | 18 juillet 2007

Tic-tac, tic-tac, 
Tournez, tournez exécrables aiguilles
De l'horloge de mon existence
Engloutissez mes plus beaux moments
 
Tic-tac, tic-tac,
Tournez, tournez cruelles aiguilles
Des secondes, des minutes, des heures
Et emportez avec vous la fleur de ma vie
 
Tic-tac, tic-tac,
Dansez, dansez petites tiges d'acier
Etoiles de mon ballet
Et à chaque pas effacez une partie de moi.
 
Tic-tac, tic-tac,
Le temps s'écoule
Tic-tac, tic-tac,
IL file
Tic-tac, tic-tac,
Se défile
Tic-tac, tic-tac,
Ne faisant jamais de halte
Il grignote tranquillement :
Des heures, des jours, des mois, des années
Tic-tac, tic-tac,
Toute une vie.
 
Tic-tac, tic-tac,
S'acheminant avec régularité
Et au terme de son tour
L'horloge annonce le déclin
A haute voix
Avec un retentissement de sonnerie :
" C'est la fin".
 

Publié par le goéland à 11:00:41 dans Brise poétique | Commentaires (3) |

La mort et l'enseignant | 02 janvier 2007


Un pauvre Enseignant, tout couvert de craie,
Tenant à la main un cartable détérioré
Semblable à lui, usé par le poids des ans
Se plaignant et voûté, marchait à pas pesants.
Enfin, n'en pouvant plus d'effort et de douleur,
Il pose son cartable, il réfléchit à son malheur.
Quelle joie a-t-il eu depuis qu'il est dans ce domaine ?
A-t-il seulement goûté une fois à la richesse humaine ?
Point d'argent quelquefois, et jamais de repos :
Sa femme, ses enfants, le loyer, les impôts,
Le créancier et la corvée
Lui font un tel mal et rendent sa vie plus aggravée.
Il appelle la mort. Elle vient sans tarder,
Lui demande ce qu'il faut faire.
« C'est, dit-il, afin de m'aider
A enseigner à tous ces élèves le bien-faire. »
Le trépas vient tout guérir ;
Mais ne bougeons d'où nous sommes :
Plutôt souffrir que mourir,
C'est la devise des hommes

Un plagiat : La Mort et le Bûcheron
(Jean de La Fontaine, Fables, I, XVI)

Publié par le goéland à 08:59:12 dans Brise poétique | Commentaires (2) |

Ma femme... | 28 décembre 2006

 


On m'a demandé un jour :
Que préfères-tu chez ton amour
Parmi toutes les belles choses
Qui composent la beauté de ta rose
Quelle est celle que tu adores
Tu chéris et tu savoures ?
 
Sans attendre, je répondis :
« Ma femme est la lune,
elle éclaire et elle illumine.
Ma femme est le bonheur,
elle enchante et elle ensorcelle.
Son visage est celui d'un ange
Son regard est tel un éclair
Et son sourire ?
O mon cœur ! c'est le remède !!!
 
En elle tout est dictame
Et rien ne peut être préférer.
Pour moi, ma femme est la vie
Pour moi, ma femme est l'énergie
Pour moi, ma femme est l'illumination
Elle est ma muse et celle que j'adore et que j'aime.

Publié par le goéland à 09:45:49 dans Brise poétique | Commentaires (2) |

La plainte | 27 août 2006

La plainte

 C'est moi qui pleure
C'est moi qui gémis
C'est moi qui agonis
C'est votre mère
L'Algérie.
Autrefois arrosé
Par un sang sacré,
Celui d'un million et demi.
Aujourd'hui, salit
Par  un sang maudit ;
Celui de la haine, de la cruauté
Et de la barbarie.
J'ai toujours prié,
Je prie
Et je prierai
Pour que la colombe blanche passe
Dans mon ciel maculé
Pour que la paix efface
Tant d'hostilités.
Ayez pitié de votre patrie
De moi, votre mère ALGERIE.
  Fait en 1999 pendant la décennie noire dans laquelle le frère tuait son frère. 

Publié par le goéland à 10:00:22 dans Brise poétique | Commentaires (2) |

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