L'écrivain observe, entend,écoute, enregistre. Puis il raconte une histoire, mêlant son imagination à son expérience. Et elle porte nécessairement les cicatrices de son âme.
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Publié par le goéland à 08:41:23 dans Brise poétique | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par le goéland à 09:19:11 dans Brise poétique | Commentaires (0) | Permaliens
Le traître
Publié par le goéland à 19:35:39 dans Brise poétique | Commentaires (1) | Permaliens
Tic-tac, tic-tac, Tournez, tournez exécrables aiguillesDe l'horloge de mon existenceEngloutissez mes plus beaux moments Tic-tac, tic-tac,Tournez, tournez cruelles aiguillesDes secondes, des minutes, des heuresEt emportez avec vous la fleur de ma vie Tic-tac, tic-tac,Dansez, dansez petites tiges d'acierEtoiles de mon balletEt à chaque pas effacez une partie de moi. Tic-tac, tic-tac,Le temps s'écouleTic-tac, tic-tac,IL fileTic-tac, tic-tac,Se défile
Tic-tac, tic-tac,Ne faisant jamais de halteIl grignote tranquillement :Des heures, des jours, des mois, des annéesTic-tac, tic-tac,Toute une vie. Tic-tac, tic-tac,S'acheminant avec régularitéEt au terme de son tourL'horloge annonce le déclinA haute voixAvec un retentissement de sonnerie :" C'est la fin".
Publié par le goéland à 11:00:41 dans Brise poétique | Commentaires (3) | Permaliens
Un pauvre Enseignant, tout couvert de craie,
Tenant à la main un cartable détérioré
Semblable à lui, usé par le poids des ans
Se plaignant et voûté, marchait à pas pesants.
Enfin, n'en pouvant plus d'effort et de douleur,
Il pose son cartable, il réfléchit à son malheur.
Quelle joie a-t-il eu depuis qu'il est dans ce domaine ?
A-t-il seulement goûté une fois à la richesse humaine ?
Point d'argent quelquefois, et jamais de repos :
Sa femme, ses enfants, le loyer, les impôts,
Le créancier et la corvée
Lui font un tel mal et rendent sa vie plus aggravée.
Il appelle la mort. Elle vient sans tarder,
Lui demande ce qu'il faut faire.
« C'est, dit-il, afin de m'aider
A enseigner à tous ces élèves le bien-faire. »
Le trépas vient tout guérir ;
Mais ne bougeons d'où nous sommes :
Plutôt souffrir que mourir,
C'est la devise des hommes
Un plagiat : La Mort et le Bûcheron
(Jean de La Fontaine, Fables, I, XVI)
Publié par le goéland à 08:59:12 dans Brise poétique | Commentaires (2) | Permaliens
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