Assis, tout seul sur un banc, dans un merveilleux jardin public qu'on a jadis baptisé «Le Jardin de Dieu » ; il était dissimulé dans un recoin au beau milieu d'une touffe d'arbrisseaux qui ont trouvé un endroit paisible sous l'ombre des arbres majestueux à feuillage persistant tels : l'eucalyptus, les séquoias, les pins, les genévriers. Il écoutait le doux gazouillis de quelques oiseaux, chantant leur plainte sur les hautes branches, au-dessus de tout le monde ; suivi de temps en temps d'un roucoulement au loin d'une tourterelle leur donnant le tempo. Une légère brise matinale lui caressait le visage et venait égayer les branches et les feuilles qui entamèrent la valse du bonheur. Il s'adossa au banc et remarqua au-dessus de lui que des rayons de soleil, rebelles, avaient réussi à se frayer un chemin au cœur de la densité du feuillage. Derrière lui, coulait sereinement un petit ruisseau ajoutant ainsi de l'éclat à la magnificence de cet endroit... Il était dans son paradis...